Thursday, August 11, 2016

Orosdi-Back


RUE FOUAD LE CAIRE 1937
Au mois de février 2008, le bâtiment impressionnant des grands magasins Omar Effendi au coin des rues Abdel-Aziz et Rouchdi est presque vide, attendant sa restauration sous l'égide des nouveaux propriétaires Saoudiens, la société commerciale Anwal. La succursale de la rue Adli a déjà subi un lifting, et d'après l'hebdomadaire El-Ahram du 5 Février 2008, la chaîne Omar Effendi, après des années de déclin, retrouverait ses beaux jours. Effectivement, une certaine nostalgie pour les grands magasins d'antan, se fait déjà sentir parmi l'élite résidentielle étrangère au Caire. Avant l'exode des années soixante, la plupart de ces grands magasins appartenaient à des familles Juives: Cicurel (d'Izmir), Chemla (de Tunis), Gategno, Hannaux, Adès, Benzion etc., exception faite pour les Magasins Sednaoui et Davies Bryan, qui appartenaient à des Chrétiens Syriens et des Gallois. L'histoire de Omar Effendi, autrefois mieux connu sous le nom Ets. Orosdi-Back, commence en 1855, avec la fondation d'une maison de vêtements prêt-à-porter à Istanbul, par Adolf Orosdi (antérieurement Adolf Schnabel, la traduction en hongrois du mot 'bec'). Avant cela, il était officier au service de Kossuth, le champion de liberté Hongrois déchu, et avait trouvé refuge dans l'Empire Ottoman. La famille Orosdi fit à deux reprises des mariages avec la famille Back commerciale, également juive et d'origine austro-hongroise. Un quartet de Léon et Philippe Orosdi avec Hermann et Joseph Back, établirent graduellement une chaîne de succursales à Bucarest, Plovdiv, Salonique, Izmir, Adana, Samsun, Alep, Beyrouth, Bagdad, Basra, Tunis, Bizerte, et pour des épisodes brèves à Tabriz, Téhéran, et plus tard à Casablanca et Mekhnès. Depuis 1888, leur siège social était à Paris, d'ou ils dirigeaient des agences d'achat dans plusieurs villes industrielles européennes (un enjeu que nous trouvons aussi chez les magasins Chemla) et aussi au Japon. A Paris, Hermann Back "de Surany" et Léon Orosdi, se convertirent au catholicisme et marièrent leurs filles dans la haute bourgeoisie française.

OMAR EFFENDI
En Egypte, c'était non seulement le Caire et Alexandrie, mais aussi Port-Saïd, et des succursales furent établies pendant un certain temps à Tanta et Zaqaziq. Le directeur local Philippe Back, contribua à la construction de la synagogue Chaar Hachamayim de la rue Adli, qui a dernièrement célébré son centenaire. Avant de s'établir en Hongrie pour une carrière politique, il avait également patronné des excavations importantes en Égypte.

Les aspirations du Khédive Ismail de construire un "Paris sur le Nil" se reflétaient dans la visibilité resplendissante des grand magasins, construits dans le style architectural Parisien. La coupole du bâtiment Tiring (un des premiers magasins austro-hongrois) sur la Place d'Ataba, et la 'cathédrale de consommation' Sednaoui à la Place Khazindar toute proche, sont autant de pierres précieuses posées sur la couronne Cairote à cette époque. Orosdi-Back, qui faisait surtout du commerce en gros, se développait progressivement vers le commerce en détail. En 1909, il ouvrit son établissement au quartier du Mouski, en y introduisant - comme dans d'autres grands magasins - la pratique des prix fixes et les stocks étalés avec accès libre. Il offrait à sa clientèle des 'Nouveautés' et des 'Articles de Paris', des produits de 'confection' européenne pour la marche, pour les hommes, pour les enfants et les femmes, des vêtements prêts-à-porter, alors encore très chers, des chapeaux pour femmes et des tarbouches pour hommes qui deviennent des articles de premier rang.

OROSDI-BACK LE CAIRE


En fait, en 1899 Orosdi-Back devient la force mouvante pour la formation du Syndicat des confectionneurs de tarbouches à Strakonitz (Tcheque), qui approvisionnait la majorité du marché ottoman, l'Egypte inclus. Orosdi-Back étaient aussi forts en bonneterie (les bas, les chaussettes, les sous-vêtements), manufactures de technique tricot avancé. son établissement au quartier du Mouski, en y introduisant - comme dans d'autres grands magasins - la pratique des prix fixes et les stocks étalés avec accès libre. Il offrait à sa clientèle des 'Nouveautés' et des 'Articles de Paris', des produits de 'confection' européenne pour la marche, pour les hommes, pour les enfants et les femmes, des vêtements prêts-à-porter, alors encore très chers, des chapeaux pour femmes et des tarbouches pour hommes qui deviennent des articles de premier rang.

En fait, en 1899 Orosdi-Back devient la force mouvante pour la formation du Syndicat des confectionneurs de tarbouches à Strakonitz (Tcheque), qui approvisionnait la majorité du marché ottoman, l'Egypte inclus. Orosdi-Back étaient aussi forts en bonneterie (les bas, les chaussettes, les sous-vêtements), manufactures de technique tricot avancé.

Plus tard, vinrent s'ajouter les bottes, les chaussures, les cannes et les parasols (assemblés en partie dans une usine à Istanbul). De même la quincaillerie, articles de ménage, articles de voyage et ameublement, de faux bijoux modernes qui vinrent briser les conventions traditionnelles des bijoux en or, des instruments de musique européens et des gramophones. Le personnel dans les grands magasins était en général plus élevé en nombre que celui dans l'industrie naissante (quelques centaines par entreprise). Une bonne partie des employés étaient des juifs et "de bonne famille". Plusieurs chefs de rayon et employés supérieurs étaient des hommes, tandis que les clients étaient servis par des vendeuses qui se devaient de parler quatre à cinq langues: l'arabe, l'anglais, l'italien, parfois le grec et toujours le français."
En 1908, Orodi-Back produisit les disques du fameux chanteur égyptien Yusuf al-Minyalawi. Pendant la première décennie du 20e siècle, Orosdi-Back possédait également une usine de montres à La Chaud de Fond en Suisse.

Le Déclin

Un certain déclin se fait déjà sentir pendant les années trente. Les succursales à Tanta et à Zaqaziq sont forcées de fermer. Avec le nationalisme économique croissant, surgissent de temps en temps des boycottages de marchandises européennes, et les grands magasins authentiquement égyptiens font leur apparence.

OMAR EFFENDI - OROSDI-BACK 
La Révolution nassérienne enfin évinça l'élite étrangère résidentielle, neutralisa sa propre bourgeoisie indigène, séquestra et nationalisa les grands magasins. En réduisant sévèrement l'importation de marchandises, le régime des Officiers Libres croyait jouer ainsi un rôle économique, pour le profit des grands magasins nationalisés.

Les Egyptiens - dans une démonstration de force juste avant l'accord final d'août 1958 - acquirent Orosdi-Back. Dorénavant, les magasins adoptèrent exclusivement le nom d'Omar Effendi. Ironiquement, c'était un retour à un ancien titre ottoman effendi, qui avait été aboli par la Révolution. Mais, à l'insu des égyptiens c'est aussi le nom antérieur du magasin qui avait été construit au quartier Eminönü à Istanbul aux environs de 1907, et qui existe toujours au même emplacement.

La nationalisation conduisit les grands magasins vers une médiocrité grise, vendant des marchandises de basse qualité. Des plaintes s'élevèrent contre les prix exagérés et les grands stocks restés invendus. Mais en dépit de la nationalisation, les affaires se développèrent; Omar Effendi détient aujourd'hui 82 magasins. Les années soixante-dix, années de l'Infitah et d'une certaine libéralisation des importations, mêlaient une fois de plus les cartes. Avec la mondialisation, des shopping malls furent construits au Caire (récemment, un mall Carrefour à Ma`adi, copie du Carrefour français).

BENZION MUSTAFA KAMEL 
A partir de 1996, le gouvernement égyptien s'est embarqué dans un programme de privatisation de certaines sociétés, qui furent nationalisées dans le passé. La vente d'Omar Effendi fut la première transaction d'un long processus. Un grand débat eut lieu, non seulement sur le principe même de la privatisation, mais aussi sur le prix de 'l'ancienne diva' qu'était Orosdi-Back. Ironiquement, des critiques nationalistes trouvaient le prix trop bas (pour un bien que le gouvernement avait lui-même obtenu pour un prix également trop bas). L'acheteur saoudien, Anwal United Trading Co., acquit en 2006 la chaîne Omar Effendi, pour le prix de LE 589.5m.. La chaîne représente de grandes marques de mode françaises et internationales de consommation luxueuse, comme Etam, OshKosh, Kookai, Jacadi et Bottega Verde. Les nouveaux propriétaires espèrent évidemment vendre ces produits de luxe en Egypte aussi, et - sans le dire explicitement 'sur les bases d'un succès d'origine juive' - de ramener Omar Effendi à sa belle notoriété d'antan.


© Prof. Uri M. Kupferschmidt - Université de Haifa Publie au Bulletin 'Bnei Ha-yeor' 2007, Israel.
Du même auteur: 'Who Needed Department Stores in Egypt? From Orosdi-Back to Omar Effendi', Middle Eastern Studies, vol. 43/2 (2007), pp. 175-192 ; et European Department Stores and Middle Eastern Consumers, the Orosdi-Back Saga (Istanbul: Ottoman Bank and Archives and Research Centre 20

Thursday, August 4, 2016

Origin Of Henna


The art of henna (called Mehndi in Hindi & Urdu) has been practiced for over 5000 years in Pakistan, India, Africa and the Middle East. There is some documentation that it is over 9000 years old.  Because henna has natural cooling properties, people of the desert, for centuries, have been using henna to cool down their bodies.  They make a paste of henna and soak their palms and soles of the feet in it to get an air conditioning affect.  They feel its cooling sensation throughout the body for as long as the henna stain remains on their skin.  Initially, as the stain faded away, it left patterns on the skin surface, which led to ideas to make designs for decorative purposes.  In the ancient Egyptian times mummies wore henna designs and it is documented that Cleopatra herself used henna for decorative purposes.

Henna fruits
Henna was not only a popular adornment for the rich but the poor, who could not afford jewelry, used it to decorate their bodies as well.

HENNA IN THE WEST
Today people all over the world have adopted the ancient traditions of adorning their bodies with the beautiful natural artwork created from the henna plant.  It became a very popular form of temporary body decoration in the 90’s in the US and has become a growing trend ever since.  Celebrities like Madonna, Gwen Stefani, Yasmine Bleeth, Liv Tyler, Xena, and many others proudly adorn their bodies with henna and show them off in public, movies, videos, etc. People throughout the west have adopted the eastern tradition in their lives by having their hands and feet painted for weddings, bellies painted while in pregnancy, heads adorned with henna while going through chemotherapy, scars camouflaged to make them unnoticeable, etc.

CULTURAL & MEDICINAL USES
Henna powder ready for mixing with water
Henna is used for many reasons including: self-expression; celebration of special occasions like weddings, holidays & birthdays; inspiration; reminders; beauty; cosmetic treatments; medicinal uses; blessings & well-being; to be part of an ancient tradition; and an alternative or precursor to a tattoo.


THE HENNA PLANT
Henna (Lawsonia inermis, also known as hina, henna tree, mignonette tree, Egyptian privet) is a flowering plant that grows 12-15 feet high and comes from the sole species of the Lawsonia genus. The English name “henna” comes from the Arabic (innā).  The name henna also refers to the dye prepared from the henna plant and the art of temporary tattooing based on those dyes. Henna has been used for centuries to dye skin, hair, and fingernails, as well as fabrics including silk, wool, and leather.

The Art of Henna
Henna was used for cosmetic purposes in the Roman Empire, Convivencia-period Iberia and Ancient Egypt, as well as other parts of North Africa, the Horn of Africa, the Arabian Peninsula, the Near East and South Asia.  It can be found in other hot climates like Pakistan, India and Australia.   The plant grows best in heat up to 120F degrees and contains more dye at these temperatures.  It wilts in temperatures below 50F degrees.   It also grows better in dry soil than damp soil.  The leaves are in opposite decussate pairs and vary in sizes from approximately 2-4 cm. long.  The flowers are fragrant, produced in conical panicles 1040 cm long, each flower 5 mm diameter, with four white petals. The fruit is a dry capsule 68 mm diameter, containing numerous 12.5 mm seeds.

The henna plant contains lawsone, which is a reddish-orange dye that binds to the keratin (a protein) in our skin and safely stains the skin.  The stain can be from pale orange to nearly black depending on the quality of the henna and how well ones skin takes it.  A good henna, fresh from hot & dry climates, will stain the darkest.

Typical Henna Plant
For body decorations, the leaves of the henna plant are dried, crushed into a fine powder, and made into a creamy paste using a variety of techniques.  This paste is then applied to the skin, staining the top layer of skin only.  In its natural state it will dye the skin an orange or brown color.  Although it looks dark green (or dark brown depending on the henna) when applied, this green paste will flake off revealing an orange stain.  The stain becomes a reddish-brown color after 1-3 days of application.  The palms and the soles of the feet stain the darkest because the skin is the thickest in these areas & contain the most keratin.  The farther away from hands and feet the henna is applied, the lesser the color.  The face area usually stains the lightest.   The designs generally last from 1-4 weeks on the skin surface depending on the henna, care and skin type.
Henna works on all skin types and colors.  It looks just as beautiful on dark skin as light skin but because some people skin may take the dye better than others, it can look more prominent on one and not as much on another (even lighter skin).  But nevertheless, henna is a symbol of beauty, art, and happiness and is meant for EVERYONE!

Decorative Henna
Because henna acts as a sun block, there is an added benefit to having henna designs in the summer.  For those who love to get a tan It leaves tan lines!  In order to benefit from this, it is best to get a henna design, let its natural color stay on for 3-5 days and then go and get a tan.  This way you can enjoy the natural henna color on your body, the henna color with the tan, and then tan lines in the shapes of the design (once the henna fades away)!  The tan lines last as long as the actual tan!

MEDICINAL PROPERTIES
Henna is considered an herb, and has long been known to have healing qualities.   It is used topically and usually not ingested or inhaled.  In ancient times it has been applied to the skin surface for such ailments as headaches, stomach pains, burns (including sunburns), open wounds, as a fever reducer, athlete’s foot and even the prevention of hair loss.   It is also a sun block and has been used on the noses of animals to prevent sunburn.  Another use of henna would be to apply it to goatskin bags, after they have been salt-cured.  It “insect-proofs” or “moth-proofs” the bags by making the skin poisoned or inedible.

TRADITIONS
Henna Leaves
Henna is traditionally used for special occasions like holidays, birthdays and weddings in Africa, Pakistan, India, and the Middle East.  The most popular of the traditions is the Mehndi (henna) Night where the bride, her family, relatives and friends get together to celebrate the wedding to come.  The night is filled with games, music and dance performances that may have been rehearsed for months prior to the event by those closest to the bride while the bride gets extensive henna patterns done on her hands and feet that go to her elbows and sometimes, knees.  The bridal patterns can take hours and are often done by multiple henna artists.  The guests will usually receive small designs (tattoos) on the backs of their hands as well.

Today, brides prefer to have their henna done prior to the Mehndi night so that they can enjoy the festivities and also have a deeper stain by the wedding day.
Tradition holds that for as long as the henna stain appears on the bride, she doesn’t have to do any housework!  Also, the darker the stain the better the marriage and the better the mother-in-law will be!  So you can imagine why the bride would want the stain to come our dark and last as long as possible!